Cimetières végétalisés
En 2019, la Région wallonne interdisait l’usage des pesticides dans le domaine public… et c’est tant mieux !
Avec la destruction des habitats, ces poisons constituent la cause principale de disparition des insectes, ce qui menace donc également les animaux qui s’en nourrissent. Puisqu’ils se trouvent à la base des chaînes alimentaires, favoriser le retour des insectes bénéficie à la grande majorité des espèces.
Dans notre culture, un jardin tondu reste souvent synonyme de maison bien tenue. Cependant, attendez l’automne pour tondre une zone réservée à la vie « sauvage » de votre jardin et vous observerez le sens du mot biodiversité : des insectes, des papillons et des fleurs moins courantes prendront place à côté des habituelles abeilles domestiques, des trèfles et des pâquerettes. Par exemple, lorsqu’une tonte s’effectue trop tôt (avant la fin de l’été), c’est potentiellement 90 % de papillons en moins. Réserver une zone moins accablée par nos tondeuses et nos pesticides représente un vrai coup de main à la nature.
Pensons également à nos cimetières : ces endroits paisibles pourraient également représenter un havre de paix pour les pollinisateurs et leurs fleurs. Ces lieux de sérénité et de recueillement ne bénéficieraient ils pas à se verdir et à éviter les allées de graviers et les litres de poisons nécessaires à leur entretien ?
Fort de cette réflexion et de l’interdiction d’utiliser des pesticides, la Commune prend donc des mesures pour une transition vers des cimetières où le végétal récupère une place. Plusieurs chantiers d’ensemencement des allées sont prévus. Ce processus s’avère difficile et requiert de la main-d’œuvre aguerrie ainsi qu’un public compréhensif.
Mais le jeu en vaut la chandelle ! Voyez plutôt…