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Espèces exotiques envahissantes

Gérer les espèces exotiques envahissantes

Il n'existe pas de solution miracle pour éliminer sans effort une population de plante invasive. Ces espèces sont difficiles à détruire suite à leur importante faculté de multiplication végétative. Certaines interventions peuvent même conduire à les dynamiser plutôt qu'à les éliminer. Des techniques permettent toutefois de limiter leur développement ou de les éradiquer localement. Ces techniques sont spécifiques à chaque espèce et doivent être suivies scrupuleusement pour pouvoir arriver aux résultats escomptés. 

Vous trouverez ici des techniques de gestion des principales espèces invasives de notre Commune : http://biodiversite.wallonie.be/fr/focus-sur-quelques-especes.html?IDC=5994

Focus sur quelques espèces :

Les renouées asiatiques : 

Les renouées asiatiques poussent très rapidement et libèrent dans le sol des substances toxiques qui inhibent la croissance des autres espèces végétales. Les massifs denses qu'elles forment étouffent et éliminent les espèces indigènes. Elles sont reprises pour cette raison au sein de liste noire des espèces exotiques envahissantes de Belgique. La lutte contre ces plantes ne sera efficace que si elle est mise en place rapidement après leur installation. Il est parfois préférable de ne pas intervenir, en particulier là où les renouées ne représentent pas une gêne manifeste.

Le frelon asiatique : 

La dynamique d'invasion de certains insectes exotiques comme le frelon asiatique, la coccinelle asiatique ou la mineuse du marronnier est telle qu'il est pratiquement impossible de stopper leur progression. On peut au mieux diminuer localement leur densité pour limiter les nuisances qu'ils occasionnent. Dès lors, il faut maintenant apprendre à cohabiter avec cette espèce exotique. Vu le grand nombre de nids présents dans l'environnement, il ne faut plus envisager une destruction systématique de ceux-ci mais se concentrer uniquement sur ceux qui posent le plus de problèmes en termes de santé publique (nids construits à proximité du sol, p. ex.) ou d'apiculture. 

Cette destruction est très dangereuse. Elle ne peut être réalisée que par du personnel spécialement formé et équipé pour cette tâche.

Le raton laveur : 

S'il a longtemps été considéré comme une addition relativement inoffensive à la faune européenne, de plus en plus d'études montrent que ce prédateur opportuniste peut constituer une menace sérieuse pour la survie de populations d'espèces menacées en Europe (moules, écrevisses, reptiles, oiseaux, chauve-souris, etc.). Dans son aire d'origine, des impacts importants sur les oiseaux d'eau sont également régulièrement mis en évidence ; enfin, en Wallonie, un nombre croissant d'observations de terrain tendent à montrer que le raton laveur exerce localement une pression de prédation importante sur plusieurs espèces d'oiseaux menacées, comme le cincle plongeur, l'hirondelle de rivage ou le gobemouche noir

Le raton laveur utilise les cavités arboricoles comme gîte nocturne ou abris pour les mises bas et peut ainsi entrer en compétition avec d'autres espèces utilisant cette ressource peu fréquente dans les forêts pauvres en vieux arbres (chouette hulotte, pigeon colombin, chat forestier, écureuil roux, martre des pins, etc.).

Encodage des observations

Les analyses scientifiques concernant l'évolution des populations ne sont possibles que grâce au suivi des animaux dans le temps et dans l'espace. 

Vous pouvez signaler toute observation de raton laveur en utilisant notre formulaire d'encodage : http://observatoire.biodiversite.wallonie.be/enquetes/enquete.aspx?e=invasives&tax=Procyon_lotor

Merci pour votre collaboration !

Rouille grillagée du poirier : 

Ce champignon au cycle étrange, qui passe du genévrier au poirier, est responsable de sérieux dégâts. Ce champignon hiberne sur les rameaux du genévrier d’ornement. La présence d’un seul genévrier d’ornement dans le voisinage proche risque fort de ruiner tous vos efforts pour récolter quelques poires.

Il est donc fortement conseillé d’éviter la plantation de genévrier ornemental et de lui préférer le genévrier commun, le Juniperus communis, résistant au champignon de la rouille. Dans le cas où un genévrier ornemental se situe à moins de 50 mètres de votre lieu de plantation d’arbre fruitier, mieux vaut éviter toute plantation de poirier.