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Histoire

Vendredi 20 avril 2018, message de Jean LECOCQ:

À qui de droit,

Je suis natif de Hamoir et y ai vécu une partie de mon enfance et adolescence. En 1979, lors d’un voyage avec ma famille, j’avais reçu de Fernand Henry, ami de ma famille et alors Garde-champêtre, un document sur l’histoire de Hamoir alors que nous en parlions et que je m’y intéressais. J’ai retrouvé ce document dans mes archives, mais comme il était une photocopie sur un papier thermosensible, les caractères commençaient à disparaître. J’ai donc décidé de le recopier afin d’en conserver le contenu. Se faisant, je me suis aperçu que Fernand avait omis de photocopier une page, la page 9. Comme je parcourais le site web de Hamoir et n’y trouvais que peu d’information sur son histoire, j’ai pensé que ce document et le travail de recherche de M. Gaston Brillouet pourrait éventuellement être d’intérêt pour enrichir le contenu du site. Je vous annexe le document en format Word. Si vous le souhaitez, je pourrais numériser la photocopie originale de ce travail de recherche. Voici donc et si je pouvais être d’une aide additionnelle quelconque, vous avez mes coordonnées ci-bas.

Jean


 

Copie d’un texte que m’a remis Fernand Henry, garde champêtre, en 1979 et dont l’auteur est Gaston Brillouet. La copie, faite à partir d’une copieuse à procédé thermique, étant au stade de s’effacer, j’ai décidé de le retranscrire dans son intégralité afin d’en protéger le contenu et le mérite du travail mis dans cette recherche par son auteur. Étant moi-même natif de Hamoir, d’où mon intérêt pour ce document, je tenais à ce que celui-ci puisse profiter à d’autres personnes intéressées par l’histoire de cette région et en particulier de Hamoir.

Hamoir, le 20 avril 1972

BRILLOUET, Gaston

Secrétaire communal

Rue du Néblon, 17

Hamoir.

 

HISTOIRE DE HAMOIR

ESSAI

Le présent essai n’a pas pour but d’écrire l’histoire complète de Hamoir, le temps imparti étant très limité, mais de dresser un tableau exact, obligatoirement condensé de cette cité dénommée, par un de ses fervents admirateurs, ‘’La Perle de l’Ourthe’’ (A. Petit-Guide officiel 1947)

Cette étude sera présentée comme suit :

Hamoir

  1. Sa géographie

  2. Ses origines

  3. Son organisation ecclésiastique et administrative

  4. Son évolution économique et sociale

  5. Son tourisme et Folklore

  6. Son patrimoine artistique et archéologique

  7. Ses aspirations d’avenir

HAMOIR

1. Sa géographie

Située dans la vallée de l’Ourthe à 101 km de Bruxelles, 33 km de Liège, nœud de communications routières très important vers les Ardennes, le Condroz et la Cité liégeoise, à une altitude de 110 m (pont), Hamoir s’installe très confortablement sur les bords de la rivière et s’entoure de collines boisées d’essences diverses, surtout de pin.

2. Ses origines.

D’où vient le nom ‘’Hamoir’’?

Deux thèses ont été avancées.

  • D’après Halkin et Roland (recueil des Chartes), cette dénomination apparaît dans un document de 895 (Acte de donation Weseric à Berting).

(Insertion pour information complémentaire : En 895, Weseric donne à un de ses vassaux nommé Berting, quelques biens situés « dans le pays des Condruses dans une propriété appelée Hamoir ». Source : http://www.eglise-romane-tohogne.be/pele_mele/articles_publies.htm )

Certains auteurs penchent vers ‘’Hammer’’ – Marteau, justifiant cette affirmation par le fait qu’autrefois des gisements de fer ont été exploités dans la région. Il y a du reste un rapprochement de toponymie à faire avec les communes voisines telles que : Ferrières, Rouge Minière, Ferot Izier (Isjer en allemand).

  • D’autres opinent vers le mot ‘’Ham’’ qui signifierait ‘coin de terre formant angle surtout dans un méandre’’.

J’opterai pour la 1ère version, justifiant cette attitude en me basant sur :

  1. Les fouilles faites à Hamoir en 1967 et années suivantes (Voir note spéciale sur ce sujet en point 6).

  2. L’industrie du fer ayant existé dans la région (Voir points 4 et 6).

D’où vient Hamoir?

Les origines du village ne sont pas nettement fixées; le Docteur Thiry écrit : ‘’Des territoires donnés aux moines de Stavelot-Malmedy, qui furent érigés plus tard en principauté dépendant de l’empire, celui qui paraît le plus important dans la carte politique de l’époque est le Comté de Logne.

Ce Comté est lui-même divisé en 4 quartiers : Hamoir, Ocquier, Comblain, Louveigné. Le quartier de Hamoir comprenant : Hamoir, Ferrières, Filot, Sy, Vieuxville, Logne et Lorcé. Xhignnesse hameau, dépendant actuellement de Hamoir, devait à l’origine avoir une réelle prépondérance sur Hamoir même. En effet, il existait une haute cour de Justice vassale de l’abbaye de Stavelot.’’

L’étude économique démontrera en effet que le village actuel n’avait pas la même importance qu’aujourd’hui et celle sur le patrimoine artistique fera ressortir la prépondérance de Xhignesse (Voir point 6).

3. Organisation ecclésiastique et administrative.

Au départ la région (voir ci-dessus), au point de vue ecclésiastique, était divisée en 4 paroisses primitives, dont la principale est l’antique paroisse (doyenné) de Xhignesse qui, d’après les recherches de feu l’abbé Guillaume, fut érigée entre les années 687 et 714 et dont furent détachées ultérieurement les églises de Logne, Comblain, Izier, Ferrières et Xhoris. Hamoir dépendait de Xhignesse et bien qu’ayant une certaine importance de population, n’avait pas de chapelle.

Grâce à une donation du sculpteur Jean Del Cour, originaire de Hamoir, (voir rubrique 6), une chapelle fut érigée à Hamoir en 1737 et terminée en 1739. En 1842, la chapelle de Xhignesse est rattachée à Hamoir, dont elle dépend toujours actuellement.

La chapelle de Xhignesse se doit, d’après la tradition, être une fondation de la pieuse Plectrude, épouse de Pépin de Herstal. Aucune preuve matérielle ne peut être produite, toutefois, il est admis (Dr Thiry) que Xhignesse soit antérieure à Charlemagne. L’église actuelle de Hamoir, construite en 1869 par le curé Charlier remplaça celle érigée en 1737 sont question ci-dessus.

Xhignesse, siège de haute Cour de Justice au temps des Abbés de Stavelot, centralisa pendant longtemps les activités ecclésiastiques et administratives de l’ancien régime jusqu’à la séparation des pouvoirs (Révolution française) et la vente des biens religieux saisis comme biens nationaux.

Des luttes permanentes pour la reconnaissance et l’octroi de privilèges, la prépondérance d’influence, l’obtention de fiefs, à titre personnel, divisèrent la principauté et c’est ainsi que l’on arriva aux ‘Mayeurs héréditaires’.

La liste des mayeurs héréditaires de Hamoir-Xhignesse comptent une série impressionnante de noms s’étendant de 139 à 1771, dont le dernier fut le Chevalier Hubert, François de Donnéa qui était installé au château de ‘Lassus’.

Depuis le 1er novembre 1970, le siège de la Justice de Paix s’est, par suite de l’organisation judiciaire, installé à Hamoir, qui devient ainsi canton judiciaire.

…juste retours des choses??

4. Organisation économique et sociale.

La prépondérance de Xhignesse sur Hamoir est réelle surtout pendant la présence des Abbés ou de leurs représentants.

La population est surtout rurale, au service des seigneurs; les paiements des dîmes et autres servitudes en sont les preuves. Il y eut aussi des activités dans les carrières (toutes les vieilles maisons de Hamoir sont en moellons) et l’industrie du fer devint importante (voir note 6).

Hamoir possédait un pont, le seul sur la vallée, unissant le Condroz au Pays du Limbourg. Il connut des avatars de toutes sortes. Il fut construit en 1556, démoli en 1573 par des crues, rebâti en 1636, sauta à poudre en 1637 par fait de guerre, à nouveau reconstruit en 1768, encore démoli en 1940 (guerre) et après 3 remises en service successives, fut enfin réédifié en 1954 et inauguré par Monsieur Vanhaudenhove, alors Ministre des Travaux publics, le 9 juin 1956.

Des guerres dévastèrent plusieurs fois nos régions, des réquisitions militaires appauvrirent les habitants; des évènements tragiques endeuillèrent le pays (assassinat du Curé Deleau par les frères Renard en 1778). Des impôts très lourds contractés, notamment la reconstruction du pont de 1768, frappèrent les habitants, des hypothèques furent prises sur les biens des particuliers qui, dans l’impossibilité de rembourser les emprunts contractés, virent les créanciers saisir leurs barques servant au transport des minerais jusqu’à Liège.

Note : Les bateliers s’appelaient des ‘Outleus’, les barques étaient des ‘betchettes’, embarcation à fond plat et à l’avant très relevé.

Tout doucement, les exploitations des carrières et du fer s’éteignirent à Hamoir, faute de gisements rentables et l’activité, tout en restant orientée vers la culture et l’élevage, changeait peu à peu.

La construction du chemin de fer en 1860 qui absorba de la main d’œuvre, le développement progressif du tourisme et, par voie de conséquence, du commerce qui en prit une autre, l’industrie métallurgique du pays de Liège qui en draina une autre part, donnèrent à Hamoir un visage neuf.

À partir de 1932, Hamoir vit s’installer sur son territoire une industrie (Usine Nestlé) qui, au départ, était destinée à approvisionner les marchés belges, luxembourgeois et congolais en lait condensés sucré et farines pour l’alimentation diététique.

La bonne qualité des herbages, les voies de communications par fer et routes, la proximité d’une rivière (nécessaire pour l’approvisionnement en eau industrielle de cette usine), une position géographique idéale, furent les facteurs qui militèrent en faveur de Hamoir comme siège d’exploitation.

Cette usine a, depuis 1962, considérablement étendu ses activités et sa pénétration sur les marchés extérieurs. Les exportations débouchent sur l’Europe, le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Asie, touchant ainsi plus de 60 pays. La gamme de produits diététiques s’étend de plus en plus (Cérélac, Nestum, Sinlac, etc…)

Des extensions successives des installations (agrandissement des laboratoires, des locaux de production, des magasins de stockage) prouvent à suffisance la vitalité de cette industrie qui vient de s’adjoindre de nouvelles activités tel la fabrication des crêpes fourrées et surgelées et du yaourt.

Par les efforts acharnés d’une direction dynamique et jeune, Nestlé va de l’avant, progresse avec constance et contribue ainsi au bien-être social de la région et à son développement économique.

Renseignements pris en partie dans la Revue Nestlé de 1967.

Depuis 1951 s’est implantée une fabrication de pantalons qui de deux à trois personnes au départ en occupe environ 100 actuellement. Cette industrie envisage cette année des constructions nouvelles permettant une production accrue et une occupation de main d’œuvre, surtout féminine, plus importante. Cette activité contribue également à l’épanouissement économique et social de la région.

Une foire commerciale se tient à Hamoir depuis trois ans et attire un nombre croissant d’exposants et de visiteurs.

Un groupement de relance économique est fondé depuis peu et englobe plusieurs communes des vallées de l’Ourthe et de l’Amblève dont la tâche sera de veiller particulièrement au développement harmonieux de la région.

Il se dégage de cet exposé que Hamoir tend maintenant vers un triple but :

  • Tourisme

  • Industries non nocives

  • Agriculture et élevage.

Tout doit se tourner vers le développement de ces branches d’activité en permettant leur perfectionnement, leur extension et en encourageant leurs initiatives.

C’est ainsi qu’il faudrait améliorer l’infrastructure routière (création d’une bretelle reliant l’autoroute des Ardennes à celui de Wallonie) et touristique (aménagement des bains de rivière, plan d’eau, etc…).

Une politique foncière appropriée au développement de l’industrie locale doit être mise en place en favorisant et en promouvant, au besoin, la construction de maisons sociales et de nouveaux quartiers.

5. Tourisme et folklore.

Comme exposé ci-avant, le tourisme est déjà très développé à Hamoir avant la guerre 40/45. Il était à cette époque plus résidentiel dans les hôtels et appartements particuliers et il s’oriente maintenant de plus en plus vers le camping et les maisons de week-end. D’autre part, les moyens de transports accrus déplacent aisément la population étrangère.

Le village possède quelques sites splendides, des monuments classés, des châteaux, des installations de bains, des promenades qui sont autant d’attraits et d’atouts dans un patrimoine touristique.

Un syndic d’initiative fonctionne régulièrement et des hôtels et restaurants accueillants s’offrent à tous.

6. Patrimoine artistique et archéologique.

Hamoir se doit d’être fier d’avoir contribué et de contribuer encore actuellement à l’épanouissement artistique et culturel. Les récentes découvertes archéologiques sont dignes de son passé.

Examinons brièvement dans l’ordre :

  1. La chapelle de Xhignesse, à tout seigneur, tout honneur

  2. Le sculpteur Del Cour, Jean

  3. Le peintre Del Cour Jean, Gilles

  4. Les châteaux

  5. Les fouilles et le musée.

Chapelle de Xhignesse

La paroisse de Xhignesse étendait au début son influence sur le territoire compris entre Stavelot, Lierneux à l’Est, Tohogne et Ocquier à l’Ouest, les localités de Poulseur au Nord et Villers Ste-Gertrude au Sud.

C’est dire la prépondérance de Xhignesse dès le VIIème siècle dans la principauté de Stavelot-Malmedy.

La tradition veut que Plectrude, épouse de Pépin de Herstal, fut la fondatrice de cet édifice. Rien ne le prouve comme d’ailleurs aucun argument ne peut être opposé à cette thèse. Ce qui est certain, c’est qu’à Lierneux, paroisse voisine à l’époque, ces seigneurs firent don d’une villa et ses dépendances pour l’érection d’une paroisse. Rien ne dit qu’ils n’ont pas fait de même à Xhignesse.

Le Dr Thiry (Vo. II de l’histoire de l’ancienne seigneurie d’Aywaille) parle abondamment de la chapelle de Xhignesse et donne force détail sur son architecture, son emplacement, ses avanies et ses transformations. Mr Ed. Seny dans son étude sur la chapelle en parle également beaucoup.

Ce que le Dr Thiry ignorait, et pour cause, c’est que des fouilles récentes faites à l’intérieur de la chapelle par l’Association des amis de Xhignesse, en même temps que les travaux de la restauration extérieure entrepris par l’Administration communale, ont mis à jour, dans le fond de la chapelle, des tombes de moines contenant encore des ossements et disposées autour des fondations d’un maître-autel. On peut conclure que l’orientation de l’ancienne chapelle ne serait pas celle que nous connaissons actuellement. Ceci est affaire de spécialistes et nous ne formulerons aucune affirmation.

Certains prétendent que la chapelle actuelle n’est pas la primitive chapelle paroissiale laquelle aurait été érigée en contrebas (voir plus loin fouilles), mais serait celle annexée à un monastère.

Cette prétention pourrait être fondée du fait des tombes retrouvées dans le fond de la chapelle (voir supra)

La chapelle de Xhignesse perdit son caractère de paroisse au profit de Hamoir en 1842 et se retrouve au rang de chapelle.

Elle contient différente pierres tombales se rattachant à l’histoire locale. Nous relevons tout spécialement celle des parents du sculpteur Del Cour dont la mention porte :

‘’ Tombeau de l’honorable Gilson Del Cour

Échevin de Hamoir, lequel trépassait le 25.7.1664

de Gertrude de Verdon, son épouse, laquelle trépassait le 23.7.1673’’

Le présent propos n’est pas de faire une étude artistique de cet édifice. Des commentaires sérieux et détaillés ont été donnés par le Dr Thiry, par Ed. Seny, dans leurs livres ou études sur la chapelle de Xhignesse auxquels je me suis référé.

Un A.R. a classé ce monument d’une manière définitive et un autre, subséquent, y a inclus le cimetière qui l’entoure et les arbres qui y croissent.

Jean Del Cour, sculpteur et peintre

Né à Hamoir et y baptisé le 13.8.1631, décédé à Liège le 4.7.1707, fils de Gilson (Del Cour) et de Gertrude de Verdon.

Il est plus sculpteur que peintre et sa renommée fut grande. Il aurait travaillé à Rome (Bernin). Des auteurs tels que Moret, Abry, Saumerey, Villenfagne ne sont guère d’accord sur le séjour ou les séjours qu’il aurait faits à Rome pendant 9 années. Il revient à Liège (testament du 25.10.1702), y travaille tout en conservant sa résidence à Hamoir où il y sculpte aussi.

Mr Lesuisse, Conservateur du Musée de Nivelles, a consacré une étude très poussée sur les œuvres de ce sculpteur. Il les classe en œuvres authentiques (art baroque) et œuvres attribuées. Cette étude de 222 pages et 128 planches est un travail exceptionnel et auquel je me suis référé pour certains renseignements tenant à la vie privé de l’artiste hamoirien.

Jean Del Cour est ainsi consacré par J. Philippe, Conservateur du Musée archéologique de Liège dans son livre ‘Liège – Terre millénaire des Arts’, publié en 1971.

‘’ Fils spirituel de la France versaillaise et de la Rome baroque, tels furent les maîtres liégeois’’…en parlant notamment de ce sculpteur.

Hamoir ne possède pas d’œuvre de son fils. Un tabernacle et 2 anges sculptés sont malheureusement tous les trésors qui sont restés chez nous.

En 1957, l’Administration communale a organisé à l’occasion du 250ième anniversaire de la mort de ce sculpteur une exposition de ses œuvres, gracieusement prêtées par des églises, des musées, des particuliers. Elle connut un succès retentissant.

Jean-Gilles Del Cour, peintre

Est le frère cadet de Jean, Sculpteur. Il est né en 1632 à Hamoir et décédé à Liège en 1695.

Il a travaillé à Rome sous la direction de Sacchi, de Maratta où il séjourna probablement pendant 12 ans (7 et 5 ans).

Il a peint de nombreuses toiles dont peu sont parvenues jusqu’à nous. Une des meilleures copies ‘’La Vierge selon Saint- Luc’’ se trouve à l’église de Hamoir. Le portrait de son frère Jean, fait par lui-même, se trouve au Musée des Beaux-arts de Liège ainsi que des croquis.

Maison natale de Del Cour

La maison présumée comme natale des Del Cour et admise comme telle par la c=Commission des Sites, est sise à Hamoir dans la rue Gilles Del Cour. Elle est occupée actuellement par un tailleur. C’est une bâtisse en moellons, basse, munie de petites fenêtres avec un toit d’ardoise.

Les châteaux

Renne

Renne vient du mot ‘’Rena’’, limite, frontière.

L’origine du fief de Renne est incertaine. Il était probablement rattaché en qualité de vassal à l’Abbaye de Stavelot.

Les premières traces de Renne sont relevées en 1309. Renne devient Cour foncière, puis Cour de Justice par décret de Ernest de Bavière, confirmé par son neveu Ferdinand de Bavière le 23.9.1645.

Ce domaine devient ferme et appartient à l’Ordre des Prémontrés. Saisi comme bien national, il est vendu le 6 ventôse de l’an V et est maintenant propriété privée.

Lassus

Existait au XIVème siècle, fut agrandi en 1753 et en 1895. Il fut la résidence des mayeurs héréditaires de Hamoir-Xhignesse.

Vieux-Fourneau (Hôtel communal)

Cet édifice porte le nom de château du Vieux Fourneau. Quelques points d’histoire à son sujet.

Une usine fonctionnait à cet endroit (fer) en 1425 sous la direction de Jean d’Annevoye. De nouveaux bâtiments sont construits en 1541 par Jeanne Lardinois, veuve de Raskin de My et par Jean Simon, auprès d’un ‘’maka’’ (marteau) qu’ils exploitaient déjà. Lambert de Geer, en 1602, lui donne une extension. En 1609, ce bien est vendu à Michel Truilhet, bourgmestre de Liège par Guillaume Pels. Le 19.11.1616m Trilhet vend à Pochet la maison, jardin, forges, fourneau (savoir nouvelle et vieille forge).

La page 9 de ce document me manque, probablement omise au moment de me faire la copie de ce document. Je présume que cette page devait aborder les fouilles et découvertes du cimetière mérovingiens du lieu dit ‘Tombeu’

 

Musée

 

L’Administration communale en collaboration avec le service des fouilles a décidé d’ouvrir un musée local destiné à recevoir les objets, les pièces de valeur découvertes dans ce cimetière mérovingien du ‘’Tombeau’’.

Actuellement, 4 vitrines sont déjà à la disposition des amateurs et contiennent une partie des vestiges provenant de la première année de fouille.

7. Aspirations

Ce chapitre sera la conclusion du présent rapport et exprimera les vœux et souhaits que je formule pour l’avenir de Hamoir et de la région.

Le patrimoine archéologique et touristique est un élément majeur dans le développement harmonieux du village.

Des initiatives sérieuse devraient être prises en ce domaine telles que :

  • Acquisition de la Maison Del Cour pour y installer à la fois un musée archéologique et y réintégrer, si possible, des œuvres de Del Cour.

  • Développer le tourisme en créant de nouvelles infrastructures adéquates.

Le Comité culturel local devrait se pencher sur ce problème.

L’économie locale (voir 4) doit être soutenue en lui donnant des moyens pour s’étendre, progresser et s’épanouir.

Par voie de conséquence, une politique sociale doit être entamée, immédiatement, pour fixer la main d’œuvre en construisant des habitations sociales en nombre suffisant.

******

Sans avoir la prétention de toucher tous les problèmes concernant Hamoir, j’espère que ce tour d’horizon cernant les éléments essentiels, aura au moins le mérite de décrire honnêtement les différentes facettes de l’histoire du village et d’avoir rendu un service, si minime soit-il, à la communauté.


Sources consultées

  1. Dr Thiry Vol. II – Comté de Logne

  1. R. Lesuisse Conservateur du Musée de Nivelles - Étude sur le sculpteur Del Cour

  1. Abbé Moret Étude sur le même

  1. J. Philippe Conservateur du Musée archéologique de Liège - Livre : Liège – Terre millénaire des Arts

  1. A. Petit Guide officiel de Hamoir (Faits divers et tourisme)

  1. E, Seny Étude de la chapelle de Xhignesse

  1. Archives communales

  1. Y. Danthine Contribution à l’histoire de Hamoir

  1. G. Brillouet Considération personnelles pour les fouilles, le musée, l’évolution économique et l’avenir.