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>>> Les petits ruisseaux font les grandes rivières

La Commune de Hamoir a signé le contrat rivière en 2005 et alors rejoint les 19 communes déjà actives dans la gestion de leur patrimoine : les rivières. Ce jeudi 26 janvier 2006, à la maison de village de Filot, devant les citoyens – pêcheurs et autres, conseillers communaux, le bourgmestre et la CLDR (Commission locale pour le développement rural), l’équipe du contrat rivière a présenté une analyse de la situation et un inventaire des problèmes existants relevés l’été dernier sur l’Ourthe et ses affluents, les ruisseaux de Boé, de Blokai, de Rénal et du Néblon.

Ce travail débouche sur la rédaction d’un cahier d’actions réalistes et concrètes à mener pour travailler les points prioritaires, suivant des échéances (sur 2006 et 2007) et avec les moyens financiers correspondants. Le jeune stagiaire de l’environnement, Monsieur Renaud Laurent, en sera le coordinateur durant ces trois prochains mois. Des actions, que mènent déjà les associations de pêcheurs, peuvent être mises en place immédiatement, sans engager de gros travaux : enlever les déchets divers qui jonchent nos rivières, ne pas participer à la prolifération des plantes invasives qui déséquilibrent la flore indigène.
La gestion des rivières c’est aussi la problématique du rejet des eaux usées. Le manque de clarté de la législation en matière d’épuration individuelle soulève des questions, les primes pourtant existent au sein de la Région Wallonne.
Prochainement, la Commune de Hamoir tentera d’y voir plus clair et donnera aux citoyens des informations sur les zones d’épuration collectives et individuelles.

L’eau, cet or bleu, doit être protégée.

Chacun de nous peut donner son avis et participer à l’enquête publique, du 1er janvier au 30 juin 2006, en retirant le bulletin de participation auprès de l’administration communale ou directement on-line : http://www.eau.wallonie.be/

La Berce du Caucase

Comme son nom l'indique, cette plante de la famille des Apiacées (anciennement Ombellifères) trouve son origine dans le Caucase. Son nom latin est Heracieum mantegazzianum. Elle ressemble un peu à la berce commune, appelée aussi patte d'ours (Heracieum sphondylium), mais elle est beaucoup plus grande et sa hauteur peut dépasser trois mètres. La plante contient des furanocoumarines qui sont phototoxiques. Un contact avec la plante, suivi par une exposition au soleil provoque des lésions cutanées qui peuvent être graves: fortes inflammations se caractérisant par des rougeurs, des cloques, puis une hyperpigmentation persistante de la peau due à une synthèse accrue de mélanine. La tige creuse de la plante attire parfois les enfants qui l'utilisent pour en faire des sarbacanes. A éviter à tout prix car les lésions sur les lèvres seront très douloureuses. (./..)

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En l'absence de soleil, la berce du Caucase est absolument inoffensive. Le soir ou le matin tôt, son contact avec la peau ne causera pas de dermatite. C'est donc cette période de la journée que l'on choisira si on veut l'éliminer de son jardin. Pour lutter contre la prolifération excessive de la plante, il faut éviter qu'elle se ressème (par exemple en coupant les ombelles en fleurs avant qu'elles ne forment les graines) ou en utilisant avec discernement un herbicide puissant. Mais attention, ce dernier détruira surtout les plantes situées près de la berce. Il est recommandé de couper la berce du Caucase au niveau du sol et d'introduire l'herbicide directement dans la tige creuse. 

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La Renouée du Japon
(Une plante très envahissante)

Vous l’avez certainement déjà vue au bord d’un cours d’eau ou dans une zone un peu humide, sans vous douter de la férocité de cette plante. La renouée du japon ou Fallopia japonica (polygonum cuspidatum). Elle fit son arrivée en Belgique en 1939 et se caractérise par une croissance très rapide et une très grande capacité à coloniser les milieux, même les plus extrêmes ce qui permet de qualifier cette plante invasive. 

Sa capacité à se reproduire, à éliminer ses concurrents en font une ennemie de la biodiversité. Elle a développé une véritable stratégie de compétition envers les autres plantes :

  • la sécrétion de substances a été mis en évidence au niveau des racines de la plante qui font mourir les racines des plantes avoisinantes.
  • la densité des feuilles empêche tout développement d’autres plantes par manque de lumière

Habitat : cette plante a des préférences pour les sols acides, humides, son optimum se situant à un ou deux mètres au dessus du niveau du lit de la rivière. Les périodes d’immersion doivent être courtes car elle ne supporte pas l’asphyxie racinaire.

http://www.natpro.be/rwrenouee

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Balsamine de l'Himalaya
(Une plante très envahissante aussi)

Appelée aussi balsamine de l’Himalaya, ou encore balsamine glanduleuse, cette plante annuelle est envahissante et peut atteindre plus de quatre mètres de haut. Originaire de l’Himalaya, c’est au début du siècle dernier, qu’elle est introduite en France par un botaniste anglais.

D’abord présente dans les jardins botaniques, la balsamine, par sa croissance luxuriante et ses grappes de fleurs aux teintes rose fuchsia, conquit les architectes et jardiniers de l’époque, et se retrouve dans les parcs et jardins comme plante d’ornement.

Dans les régions ou elle a trouvé un terrain propice à son développement, elle est, comme sa cousine, la Renoué du Japon, de par sa croissance rapide difficile à contrôler. Son système racinaire, de type rhizomateux, qui n’assure qu’une médiocre stabilité des berges représente une réelle menace pour l’équilibre biologique et physique des rivières.

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En savoir plus sur les plantes invasives

Contrat Rivière pour l’Ourthe 

Cet outil de gestion de notre patrimoine consiste à mettre autour d’une même table, tous les acteurs d’une vallée (citoyens, associations, agriculteurs, écoles, entreprises, pouvoirs publics, ...) en vue de définir ensemble un programme d'actions de restauration des cours d'eau, de leurs abords et des ressources en eau du bassin.

Il engage ses signataires, chacun dans le cadre de ses responsabilités, à atteindre des objectifs déterminés dans des délais raisonnables et à en assurer l'exécution.

Rue de la Laiterie, 5 -  6941 Tohogne
Tél: 086/21.08.44
Fax: 086/21.45.672
http://users.skynet.be/cr.ourthe
c.r.ourthe@belgacom.net

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Inventaire 2005 des problèmes sur et aux abords de l’Ourthe et les ruisseaux suivants :

De Boé : Etang, érosion, fumier de cheval, déchets de pelouses et gravats

De Blokai : Carrière, déchets, clôtures entravent du lit du ruisseau, bief du moulin, pont en amont endommagé, patrimoine (le moulin), plantes invasives (Berce du Caucase), rejets et captages (sensibilisation des préleveurs).

De Rénal : Captage et entrave à la circulation du poisson.

Du Néblon : Déchets le long du GR, érosion par le bétail, érosion par les résineux (mauvais pour les berges et acidifient l’eau), érosion naturelle, bief détérioré, plantes invasives (Renouée du Japon et Berce du Caucase), protection des berges bricolée, rejets sur le lieu du futur pompage CILE.

Ourthe : Présence de castors (fragilisent les terrains, anéantissent les arbres), déchets en aval de Comblain-Fairon, entraves, nettoyage au niveau de l’île, ouvrages : fermeture d’un bras envasé, plantes invasives (Balsamine de l’Himalaya et Renouée), station d’épuration (1980) de Hamoir émets des odeurs désagréables, activités et loisirs : chalets de Tabreux (camping illégal) et à Comblain-Fairon camping improvisé de 200 personnes avec rejet direct des eaux usées.

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